Renaud Séchan... Tout simplement.

Renaud Séchan... Tout simplement.
Alors voilà, je crée un skyblog tout spécialement sur mon idole, Renaud. J'ai déjà un skybog perso que vous pouvez aller voir en cliquant ici. Vous y trouverez pleins de trucs sur moi, mes potes, Renaud aussi, et pleins d'autres choses dont j'ai voulu parler. Mais je vais pas m'atarder sur moi, ce skyblog, c'est celui qui parle RENAUD, qui respire RENAUD, qui chante RENAUD, bref... qui vit RENAUD !!!

# Posté le vendredi 18 août 2006 17:50

Renaud, la biographie...

Renaud naît dans le XIVème arrondissement de Paris le 11 mai 1952 (d'où Renaud1952.sky...), en même temps que son frère jumeau David (dont on peut déceler l'existence dans "Sans déc'" (Moi et mon frère jumeau / On s'ressemble 'achement / Mais faut dire que d'nous deux / C'est lui le plus ressemblant). Il sont désormais six dans la famille Séchan. Son père, Olivier Séchan, est professeur d'allemand (désolé Slas) et auteur de polars, sa mère, Solange, vient d'une famille de prolos du Nord de la France (d'où son album "Cante el'Norte", entièrement en ch'timi). Quand il entre en sixième, Renaud commence à se désintéresser aux études et débute son long séjour contre le radiateur du fond de la classe. Il n'accorde de l'intérêt qu'aux matières artistiques et littéraires, ne comprenant pas comment "(a + b)² = a² + 2ab + b² " pourrait changer quelque chose dans la paix et la liberté dans le monde. Enfin en troisième, après un laborieux parcours, nous sommes en 1968, plus précisément en mai 1968, mois qui permet à Renaud de s'exprimer et d'écrire sa première chanson, "Crève salope !", qui deviendra l'hymne des manifs, scandée par tous les étudiants révoltés. L'année suivante, celle de seconde dans une voie théâtrale (comme moi!) creuse alors un écart profond entre Renaud et les études. Il se proclame anar intransigeant et indiscutable...

Un peu plus tard, Renaud est embauché comme comédien au café de la gare dans la troupe de Romain Bouteille (nom de famille qui sera déterminant pour Renaud on dirait), où il joue avec... Coluche ! Son producteur, Paul Lederman, les embauche sous le nom des "Trois P'tits Loulous" (un autre compère étant venu renforcer le duo) comme attraction au Caf'Conc, un nouveau café-théâtre qu'il ouvre sur les Champs-Elysées. Leur répertoire est constitué de chansons populaires (comme "La plus bath des javas", par exemple). Mais Renaud se met tout doucement à écrire ses propres textes, "Hexagone", "Camarade bourgeois", qu'il se met à chanter haut et fort, décidé à se faire entendre. La même année, Renaud se fait remarquer par une productrice d'une maison de disques indépendante, il ne le sait pas, mais c'est pour lui le début d'une longue et grande carrière...

Aussitôt repéré, il enregistre son premier 33 tours (que j'ai chez moi!) : "Amoureux de Paname", dans lequel il exprime son dégoût envers la société ("Société, tu m'auras pas", "Camarade bourgeois"), qui ne lui a sûrement pas été inculqué par ses parents. En octobre 77, il enregiste son deuxième album, "Laisse béton", qui le rend de plus en plus populaire et surtout qui affirme son style avec un parler "verlan" qui n'en est pas moins décapant. Renaud est présenté au festival de Bourges, et pour la première fois, il est accompagné d'un groupe de vrais musiciens, le groupe "Oze"...

Le succès de Renaud ne fait que croître, son prochain album, il l'enregistre en 1979, et c'est "Morgane de toi" qui fait découvrir à son public, un Renaud plus tendre, moins aggressif, changé par l'arrivée au monde de sa fille, Lolita Séchan, dont Coluche sera le parrain. Puis, Renaud ne fait que multiplier les sorties d'album, plus inspiré que jamais, il sort en 1980, "Marche à l'ombre", un de ses titres les plus connus et qui deviendra une expression à part entière. La même année, il se produit à Bobino, où il enregistre alors son "Live à Bobino" (qui est en vérité "Renaud à Bobino"). En 81, "Le retour de Gérard Lambert" sort, et c'est dans cet album qu'il rend douloureusement hommage à son grand-père, mineur de fond avec la chanson "Oscar". En 83, coup de tonnerre sur les ondes, "Dès que le vent soufflera" passe en boucle à la radio, et les ventes d'album grimpent à 1.2 millions d'exemplaires. Après ce succès phénoménal, Renaus romp son contrat avec Polydor et signe alors avec Virgin. Du 17 janvier au 5 février 1984, Renaud et ses fans envahissent la Zénith de Paris pour la première fois, puis l'artiste continue alors de chanter jusqu'au Québec. Après sa tournée, il se repose un peu et marque un temps, ses fans ne perdent pas leur amour pour le poète, et quand il revient en 1885 avec "Mistral gagnant", il atteint un sommet qu'il n'avait encore jamais imaginé, et il dit lui même que son public est le plus beau de France. Exaspéré par l'acharnement que les médias lui voue, et sans doute bouleversé par la mort de son ami Coluche en juin 86, Renaud décide de ne faire aucune promotion pour son nouvel album qui sort en avril 88. "Putain de Camion" en hommage à l'ami disparu, est un succès relatif : 600.000 exemplaires seront quand même vendus. La beauté et la qualité de l'album lui donnent l'occasion de recevoir plusieurs prix, celui de la Ville de Paris, celui du Ministère de la Culture et celui de la SACEM (Société des Auteurs Compositeurs française). Mais fin 88, Renaud grimpe à nouveau sur la grande scène du Zénith, pour son plus grand concert, "Visage pâle attaquer Zénith". En 1991, après la putain de guerre du Golfe, Renaud sort "Marchand de cailloux", dont la chanson au titre éponyme relève des plus belles choses selon Renaud : l'enfance, l'amour et la justice...
La même année, Renaud est supplié par Claude Berri pour jouer Etienne Lantier dans son prochain film, "Germinal". Renaud accepte, se souvient que jeune, il se vouait au théâtre, l'occasion pour lui de montrer son talent. Ce qui n'est pas peu dire, puisqu'il triomphe aux côtés de Miou-miou, Gérard Depardieu, Jean Carmet... Bref, une adaptation qui aurait satisfait Emile Zola. Le film sort en 1993 dans les salles, et, ayant repri contact avec les origines de sa mère, Renaud sort la même année son nouvel album, "Cante el'Norte", entièrement en patois ch'timi. Il reçoit à l'occasion le prix de la meilleure musique traditionnelle...
En 94, Renaud enregistre pour la première fois chez lui "A la belle de mai", album qui va se vendre à 500.000 exemplaires et dans lequel on peut trouver, selon moi, sa plus belle chanson, "C'est quand qu'on va où ?". Deux ans plus tard, en tant que grand admirateur de Georges Brassens, il reprend vingt-trois de ses chansons, telles que "Le gorille", "Je suis un voyou", "Brave Margot", ou "Hécatombe" dans l'album "Renaud chante Brassens". La même année, Renaud découvre un nouveau plancher, celui de l'Olympia, où il retrouve ses fans, les plus vieux comme les plus jeunes, et réinstaure un dialogue convivial et chaleureux avec son public, c'est ce qu'on aime chez lui !
Mais à partir de 1997, un période sombre s'ouvre pour Renaud, dans ses chansons, il écrit "Mon amour est parti / Et parti pour toujours / J'ai perdu mon amour / Et j'ai perdu ma vie" ou "Elle quitte le vilain Renard / Mais aimera toujours Renaud". En effet, sa femme, Dominique, sa "Domino" le quitte, le laissant dans l'alcool, dans un trou béant d'alcool, qui semble bien profond. Il fait des très petits concerts, sans promotion, avec Renaud, une guitare, et un piano. Il manque d'inspiration, mais en 2002, il ressort, plus surprenant que jamais, avec "Boucan d'enfer", qui va vraiment en faire, du boucan ! De plus, sa co"labor"ation avec Axelle Red pour "Manhattan-Kaboul" bouleverse la France entière, et renvoie Renaud dans l'actualité en passant cette chanson en boucle sur les ondes...
C'est avec sa "Tournée d'enfer qui démarre le 3 décembre 2002 que sa popularité explose. Environ 170 concerts répartis sur près de 18 mois, tous à guichets fermés. Les fans accueillent à chaque fois le chanteur à bras ouverts et par des tonnerres d'applaudissements. Cette tournée a un effet à la fois bénéfique et exténuant sur le chanteur. Le 17 novembre 2003, 20 CD's composent "Le roman de Renaud", en hommage à ses paroles, sa musique, à lui...
Nous sommes aujourd'hui en 2006, août 2006, on le croit presque éteint, mais il n'y a que ceux qui s'informent qui peuvent le voir arriver avec son prochain album. En tout cas, il n'y a pas si longtemps que ça, Virgin a sorti un hommage à Renaud en 5 CD's : "Renaud 1985 - 2006". Je n'ai pas attendu longtemps pour m'en faire cadeau, mais le mieux, c'est qu'en janvier, il débute à Bercy une immense tournée qui passe au Hall Rhénus à Strasbourg le 10 avril 2007, il reste 2500 places, jusqu'à avril, j'ai le temps d'acheter une veste en jean, un blouson noir, des santiags, et me teindre en blonde... Renaud, le 10 avril 2007, prépare-toi à voir ton sosie d'il y a 40 ans en arrière...
Si lui-même il lisait ça, qu'est-ce que je dirais, hein ? Ben je lui dirais que la vie c'est un peu comme la sienne : des hauts, des très hauts, des bas, des très bas, mais toujours, des personnes qui vous aiment, qui vous soutiennent dans ce que vous faites, et qui dépensent 38 ¤ rien que pour vous voir !
Renaud, la biographie...

# Posté le dimanche 20 août 2006 17:21

C'est quand qu'on va où ?

C'est quand qu'on va où ?
Je m'suis chopé 500 lignes :
"Je n'dois pas parler en classe"
Ras l'bol de la discipline !
Y'en a marre c'est digoulasse !
C'est même pas moi qui parlais,
Moi j'répondais à Arthur
Qui m'demandait, en anglais,
Comment s'écrit No Future

Si on est punis pour ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

C'est quand même un peu galère
D'aller chaque jour au chagrin
Quand t'as tell'ment d'gens sur Terre
Qui vont pointer chez "fous-rien"
'vec les d'voirs à la maison
J'fais ma s'maine de soixante heures,
Non seul'ment pour pas un rond
Mais en plus pour finir chômeur!

Veulent me gaver comme une oie
'vec des matières indigestes,
J'aurais oublié tout ça
Quand j'aurai appris tout l'reste,
Soulève un peu mon cartable,
L'est lourd comme un cheval mort,
Dix kilos d'indispensable
Théorèmes de Pythagore !

Si j'dois avaler tout ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

L'essentiel à nous apprendre
C'est l'amour des livres qui fait
Qu'tu peux voyager d'ta chambre
Autour de l'humanité,
C'est l'amour de ton prochain,
Même si c'est un beau salaud,
La haine ça n'apporte rien,
Pis elle viendra bien assez tôt

Si on nous apprend pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Tu dis que si les élections
Ça changeait vraiment la vie,
Y a un bout d'temps, mon colon,
Qu'voter ça s'rait interdit !
Ben si l'école ça rendait
Les hommes libres et égaux,
L'gouvernement décid'rait
Qu'c'est pas bon pour les marmots!

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

Si tu penses un peu comme moi
Alors dit :"Halte à tout"
Et maint'nant, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

# Posté le dimanche 20 août 2006 19:58

Je cruel

Je cruel
Quand elle est monté sur ma mouche
Je l'ai ferrée comme un salaud
Mais je l'ai embrassée sur la bouche
Avant de la remettre à l'eau

Ma jolie farouche
Retourne vite te cacher
Sous un caillou sous une souche
Pour vivre libre vis planquée

Tu viens d'échapper à la mort
Te crois pas pour autant sauvée
Chaque fois que reviens l'aurore
C'est la vie le vrai danger...

C'est un jeu cruel
Mais c'est la vie ma jolie condamnée
C'est parc'que tu es belle
Parc'que je t'aime que je suis sans pitié...

C'est un jeu cruel
Mais c'est la vie pour l'éternité
C'est parc'que tu es belle
Parc'que je t'aime qu'un jour je te tuerai...

Quand tu t'es pendue à mon cou
Je t'ai ferrée comme un salaud
Je t'ai embrassée partout
Mais je t'ai gardée tout contre ma peau

Joli c½ur et jolie bouche
Tu peux toujours te planquer
Sous un caillou sous une souche
Je t'ai pris ta liberté

C'est un jeu cruel
Mais c'est l'amour ma jolie sucrée
J'ai coupé tes ailes
Lorsque je t'ai prise dans mes filets

C'est un jeu cruel Mais c'est l'amour pour l'éternité
C'est parc'que tu es belle
Parc'que je t'aime que je t'aime enchainée...

# Posté le vendredi 25 août 2006 11:29

Hugues Auffray

Hugues Auffray
Voilà Hugues Auffray, une des personnes dont la musique a joué un rôle important dans la vie de Renaud, et on ne peut pas dire qu'il n'en a pas été influencé ! "Il est fier, mon navire, il est beau, mon bateau, c'est un fameau trois mâts, fin comme un oiseau, isséo !". Mais il y a une question que je me pose, et qui est pour le moment un grand mystère pour moi : Pourquoi est-ce que dans "Chanson dégueulasse", Renaud ne fait que décrire la mauvaise haleine de Hugues ?". Bizarre...

# Posté le dimanche 27 août 2006 12:16